20/08/2013

Concours photos de la DCC - Nos mondes à partager

DCCSi vous êtes volontaires ou anciens volontaires de la DCC, vous pouvez mettre en compétition vos photos à partir d'aujourd'hui 20 août dans le concours "Nos mondes à partager" qu'elle vient de lancer.

Si vous n'entrez pas dans cette catégorie, vous pouvez tout de même voter tous les jours pour vos photos préférées et voyager à travers chaque cliché!

Il y a 5 catégories différentes, de quoi satisfaire les envies de chacun!

J'ai déposé plusieurs photos dont notamment celles ci-dessous, en lien avec les jardins au Bénin! N'hésitez pas à voter pour elles! (Cliquer sur la photo ci-dessous puis déplacer la souris sur le compteur en bas à droite de la photo, vous pourrez cliquer pour voter!)

Arrosage, enfants, Kérou, Bénin, jardin

Arrosage, enfants, Kérou, Bénin, jardin

Bon voyage!

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15/10/2010

C'est la journée internationale des femmes rurales!

PrésentationLogo WWSF.jpg

Aujourd'hui, 15 octobre 2010, c'est la journée internationale des femmes rurales. Célébrée tous les 15 octobre dans plus de 100 pays, cette journée a été lancée à l'initiative de plusieurs ONG à Pékin en 1995 lors de la 4ème conférence internationale de l'ONU sur les femmes. Depuis 1997, elle est organisée par la Fondation Sommet Mondial des Femmes (WWSF: Women's World Summit Foundation). [1]

Mais ce n'est que depuis 2008 qu'elle est portée officiellement par les Nations Unies. Elle a été approuvée par l'Assemblée Générale des Nations Unies le 18 décembre 2007 qui reconnaît le rôle essentiel et la contribution des femmes rurales autochtones dans l'amélioration du développement rural, de la sécurité alimentaire et l'éradication de la pauvreté. [2]

L'objectif de cette journée est de mettre en lumière le rôle prépondérant (mais trop ignoré) des femmes rurales dans le développement et de combattre les inégalités et préjugés envers elles. [3]

Je vous donne un chiffre parmi tant d'autres: les femmes produisent 60 à 80% des aliments de base en Afrique subsaharienne et dans les Caraïbes. [4] [5] (cliquer ici si vous souhaitez d'autres chiffres)

Le message de Ban KI-MOON

Logo 15 octobre.jpg

Ban KI-MOON, Secrétaire Général des Nations-Unies, rappelle aux Etats leur engagement d'ouvrir aux femmes rurales un accès égal à la terre, à la technologie, à la formation et aux marchés. Il précise aussi dans son message à l'occasion de la Journée internationale des femmes rurales, l'importance du rôle de celles-ci:

Aujourd'hui, nous saluons l'importance de la contribution que les femmes rurales, y compris les autochtones, apportent au développement. Les femmes rurales sont agricultrices, pêcheuses, éleveuses et chefs d'entreprises; elles sont les garantes des identités ethniques, des savoirs traditionnels et des pratiques durables; elles élèvent les enfants, s'occupent d'autres membres de la famille, prennent en charge ceux qui n'en n'ont plus.

Cette année, la journée internationale des femmes rurales tombe au début de l'année internationale de la jeunesse; c'est l'occasion de souligner combien il importe de veiller à ce que les filles et les jeunes femmes des zones rurales puissent concourir au même titre que les garçons et les jeunes gens au développement durable de leur pays et du milieu rural.

Les femmes rurales, qui accomplissent la plus grande part des tâches agricoles dans les pays en développement, travaillent dans les pires conditions, sont mal payées et n'ont quasiment aucune protection sociale. Beaucoup de ces femmes, qui produisent la plus grande partie de la nourriture consommée dans le monde, n'ont pas de droits d'occupation des terres et ne bénéficient pas des services bancaires et commerciaux dont elles auraient besoin pour prospérer. Elles sont les premières à utiliser et à protéger les ressources naturelles locales, mais ont rarement voix au chapitre dans les instances nationales et locales qui décident de la façon dont ces ressources sont gérées. Elles assurent le bien-être de la famille et gèrent le ménage, mais les hommes, qui sont peu nombreux à partager ce fardeau avec elles, les consultent rarement au moment de prendre une décision importante.

Au Sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le développement qui s'est tenu à New York le mois dernier, les Etats Membres se sont engagés à faire en sorte que dans les zones rurales, les femmes aient le même accès que les hommes aux ressources productives, à la terre, au crédit, à la technologie, à la formation et aux marchés. Ils ont également pris l'engagement de veiller à ce que les femmes rurales puissent prendre part sans restriction et sur un pied d'égalité au développement de leur pays, non pas seulement en tant que bénéficiaires, mais en tant que partenaires à part entière.

En cette journée internationale, je demande aux gouvernements et aux collectivités du monde entier de faire le nécessaire pour que ces promesses soient tenues, de sorte que les femmes et les filles qui vivent en milieu rural puissent exercer tout l'éventail des droits, de celui d'être propriétaire et d'hériter à celui d'être en bonne santé en passant par celui de s'instruire et celui de vivre à l'abri de la violence. [6]

Les femmes, moteur du changement

L'article du FIDA (Fonds International de Développement Agricole), intitulé Femmes rurales: de puissants agents du changement, met en évidence le rôle majeur des femmes rurales dans l'amélioration de la sécurité alimentaire et dans la diminution de la pauvreté une fois que les barrières traditionnelles sont levées. [7]

Lors de mon expéricence au nord du Bénin dans le développement du maraîchage, j'ai pu observer la force de travail et l'implication des femmes dans l'amélioration de la sécurité alimentaire et le développement des activités génératrices de revenus. Elles n'hésitent pas à s'investir dans un travail qui ne leur rapportera une rémunération que quelques mois plus tard. Par exemple, à Kérou, plus d'une cinquantaine de femmes ont défriché leur terrain, préparé le sol, semé, repiqué et entretenu leurs planches: beaucoup de travail donc, avant de pouvoir commencer à récolter les premiers légumes. A l'inverse, peu d'hommes ont décidé de se lancer dans cette activité.

C'est pour cela qu'aujourd'hui, profitant de cette journée internationale des femmes rurales, je vous propose un vidéo de 2 minutes pour leur rendre hommage. C'est une compilation de photos personnelles de scènes de vie: des femmes maman, des femmes travailleuses, des femmes dansantes et chantantes ou encore sportives!

Fêtez bien les femmes rurales aujourd'hui... et les autres jours aussi!

 

A bientôt,

Nicolas MARTIN

Sources

[1] Site de WWCF (Women's World Summit Foundation)

[2] Site de l'IFPRI (International Food Policy Research Institute)

[3] Site de l'ASAVPA 33 (Association des Salariés de l'Agriculture pour la Vulgarisation du Progrès Agricole 33)

[4] Site de WWCF - Ref 1

[5] Site des Nations Unies - WomenWatch

[6] Site des Nations Unies - Secrétaire Général

[7] Site du FIDA (Fonds International de Développement Agricole)

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22/08/2010

Des poissons au milieu des jardins

Présentation

Le site du barrage de situe à Kérou au nord du Bénin. Sa particularité est d'être un point d'eau qui ne tarit jamais, même au plus fort de la saison sèche. La valorisation des terres entourant cette mare surcreusée est possible grâce au développement du maraîchage. (voir articles précédents).

Une activité complémentaire au maraîchage a été mise en avant: la pisciculture.

La pisciculture est le secteur de production alimentaire qui croît le plus vite dans le monde; elle fait vivre 250 millions de personnes. En 1980, à peine 9% des poissons provenaient de l'élevage, aujourd'hui, 44%. Dans les pays ACP [Afrique, Caraïbes, Pacifique], la pisciculture demeure toutefois un secteur sous-développé, particulièrement en Afrique dont la contribution à la production mondiale est négligeable (0,16%).[1]

Méthode

A Kérou, la pisciculture est extensive. Des bassins d'alevinage ont permis il y a plusieurs années la croissance de silures et de carpes qui ont ensuite été transférés dans le barrage.

Les poissons se nourrissent des éléments nutritifs qui se trouvent dans le point d'eau; il n'y a pas d'apport de complément.

La pêche a lieu presque tous les ans.

Relations Jardins/Pisciculture

Le site du barrage est surveillé nuit et jour pour éviter les vols de légumes et de poissons. En limitant la pêche illégale, le gardiennage préserve les ressources halieutiques.

Les berges sont nettoyées tous les ans par les hommes et les femmes qui jardinent au barrage. Enlever les plantes aquatiques des bordures limite l'envasement du point d'eau et évite donc la diminution du volume maximal d'eau. Le potentiel de production est conservé.

Au début de la saison des pluies, le volume d'eau du barrage qui avait diminué à cause de la sécheresse, augmente de façon spectaculaire. Une partie des terres cultivables est inonvée et est, par la même occasion, enrichie par le dépôt de limons. La prochaine campagne de maraîchage profitera de cet enrichissement naturel du sol.

La pisciculture offre de nombreux avantages, surtout pour les petits producteurs. C'est une option lorsque les cultures ne sont plus rentables. Elle peut se combiner avec d'autres activités agricoles dans une union idéale. Les résidus de cultures maraîchères et même les excréments de volaille et de porc peuvent servir à nourrir les poissons qui, en retour, peuvent être incorporés dans les aliments pour bétail. Le sédiment des bassins et d'autres sous-produits servent à fertiliser les sols. Selon John Moehl, responsable de l'aquaculture au Bureau régional de la FAO pour l'Afrique, "l'avenir de l'aquaculture en Afrique repose sur notre capacité à soutenir le développement des petites et moyennes entreprises aquacoles." [2]

La ferme Sain (Solidarités agricoles intégrées) est installée dans un village de la commune d'Adjohoun, au sud-est du Bénin (Ouémé Plateau), où Pascal a acheté progressivement depuis 1999 un bloc de 14 hectares dont la moitié en bas-fonds. L'exploitation pratique un système de production intégré qui associe productions végétales (riz, maïs, manioc, maraîchage, canne à sucre, fruitiers), productions animales (lapins, volailles, escargots) et pisciculture; le recyclage des déchets et sous-produits permet de n'utiliser qu'un minimum d'intrants (très peu d'engrais, pas de pesticides). Les productions de l'exploitation sont soit autoconsommées, soit commercialisées sur le marché local ou régional. [3]

La pêche à Kérou

La pêche est un moment toujours très attendu par la population. La mission catholique, à qui appartient le barrage, organise la pêche. Elle enrôle des pêcheurs et réalise le plus souvent 3 tours de pêche au filet.

Pêche.jpg

La production en 2008 a été de 300kg et silures et de 400kg de carpes. C'est la plus grosse production de la région.

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Il a fallu limiter la quantité de poisson vendue à chacun car la production n'est pas suffisante pour satisfaire les besoins de la population de

Kérou. D'autant plus plus que l'arrivée de l'électricité en juillet 2007 a permis l'équipement en frigo et congélateur des ménages les plus aisés. Il devenait donc possible de stocker une belle quantité de poissons frais.

Habituellement, c'est du poisson fumé qui est consommé tout au long de l'année.

Relire l'article sur la pêche à Kérou à la page 7 du numéro 2 de Kérou bouge!

Ce qui se fait ailleurs

À Badara, un des nouveaux quartiers de Kinshasa, pas loin de l’aéroport international de N’djili, de jeunes Kinois pratiquent une méthode d’élevage simple et sans frais : les “puits à poissons”. Ils creusent des trous de 5 m sur 5 et de 1 m de profondeur le long de la rivière Ntsangu. Ils relient ces puits à la rivière par un petit canal de 3 m de longueur et 30 cm de largeur, qu’ils ferment au bout d’une semaine par des brindilles, le temps de capturer des poissons.

Pendant trois mois, ils élèvent ces poissons et d’autres prélevés dans diverses rivières de la capitale et les alimentent trois fois par semaine avec les restes végétaux et animaux qui leur tombent sous la main : feuilles de manioc, son de maïs, déchets de volaille ou de poissons, voire excréments de porc. Les puits sont ensuite asséchés et les poissons recueillis (jusqu’à 100 kg par puits). La vente du poisson a permis à certains jeunes de démarrer un commerce ou de se lancer dans la petite pisciculture. Cette méthode simple n’exige pas de fonds, mais de la volonté et de la disponibilité. Elle attire à présent des jeunes d’autres quartiers. [4]

La pisciculture est une façon très rentable d’exploiter des surfaces de taille limitée. Au Nigeria, les producteurs élèvent des poissons dans des bassines plutôt que dans des étangs. Au Cameroun, où le manque de terre est un gros problème, un projet sur cinq ans mené par le Worldfsh Center a montré que la pisciculture était une option profitable pour les petits paysans qui vivaient de l’agriculture sur brûlis. L’agriculture a été combinée avec la pisciculture, laquelle utilise les résidus agricoles. En 2005, au bout de cinq ans, 870 étangs fournissaient 14,4 t de poissons par an pour le marché urbain de Yaoundé. [5]

À Madagascar, beaucoup de paysans ont l’habitude d’empoissonner leurs rizières en carpes. [6]

Sources

[1] CTA (Centre technique de coopération agricole et rurale). L’argent des migrants, une richesse à valoriser. Spore, 2007, n°132, p.8. ISSN 1011-0054.

[2] CTA, ref 1

[3] Inter-Réseaux. Agriculture et aléas climatiques: du terrain aux politiques. Grain de Sel, 2010, n°49, p.35. ISSN 1253-0166.

[4] CTA (Centre technique de coopération agricole et rurale). Produits alimentaires, les prix flambent. Spore, 2008, n°134, p.3. ISSN 1011-0054.

[5] CTA, ref 1

[6] CTA, ref 1, p.9

Pour en savoir plus

Des revues

Traverse n°32 – Sylvain Halftermeyer - Groupe Initiative - Construire un réseau de producteurs ruraux autourd’une nouvelle production - L’exemple du Projet Piscicole de Guinée Forestière (PPGF)

Grain de sel n°46&47 – Inter-Réseaux - Répondre aux évolutions alimentaires, un défi majeur pour l’élevage africain – Développer la pisciculture en Afrique tropicale humide pour renforcer la sécurité alimentaire (p28-29)

Des sites web

Association Pisciculture et Développement Rural

Ferme agro-piscicole d’Esse au Cameroun

Ressource thématique d’Inter-Réseaux

Ressource thématique de Ritimo

Réseaux de Recherche en Aquaculture Durable en Afrique Sub-saharienne

Nicolas MARTIN

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02/07/2010

Résultats du concours de blogs

Bonjour à vous!

 

Les résultats du concours de blogs de Régionsjob sont connus! 200 blogs ont participé au concours, 60 ont reçu des votes.

Mon blog termine à la 9ème place avec 119 votes. C'est un résultat qui va au-delà de mes espérances et je tenais à vous remercier d'avoir apporté votre contribution à ce très bon classement!

Vous retrouverez les résultats complets en allant sur la page officielle du concours et notamment la liste des votants tirés au sort.

Pour continuer d'améliorer ce blog, n'hésitez pas à me donner votre avis et à proposer de nouvelles rubriques ou thématiques que vous voudrez que j'aborde.

Le prochain article traitera de la relation entre le jardin familial et la pisciculture.

 

Encore merci à vous et à très bientôt pour le prochain article!

Nicolas MARTIN

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27/05/2010

Evénement - Concours de blogs!

Bonjour à toutes et à tous!

Voici un billet qui sort de l'ordinaire de mon blog! Il ne sera pas question de développement rural mais d'un concours de blogs professionnels!

Depuis le 27 mai 2010, j'ai inscrit mon blog à concours organisé par Régionsjob en partenariat avec Alapage qui se déroule du 17 mai au 20 juin 2010. Il permet de (re)découvrir l’univers des blogs dédiés à la vie professionnelle.

Mes articles vous plaisent et vous voulez voter pour mon blog?

Cliquez sur le logo animé à droite, et suivez les consignes! Quelques secondes vous suffiront!

 

Mon blog est référencé sous le nom: "Nicolas MARTIN - Les jardins familiaux en Afrique"

Sachez qu'un tirage au sort sera effectué parmi les votants, avec la possibilité de gagner un disque dur externe et de nombreuses places de cinéma.

Pour augmenter vos chances de gagner, vous pouvez voter tous les jours alors n'hésitez pas!

 

Merci et bonne chance!

Nicolas MARTIN

 

NB: pour plus d'informations, découvrez la page du concours.

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